Sébastien Desabre et le pari Mario Stroeykens : quelle stratégie pour convaincre le joyau belgo-congolais ?
Selon les analyses du journaliste sportif Robyzon Banza du média en ligne InfoPlus.cd, la convocation de Mario Stroeykens par le sélectionneur des Léopards de la RDC, Sébastien Desabre, a surpris plus d’un.
Le joueur d’Anderlecht, né à Bruxelles en 2004, avait pourtant déclaré en 2022 :
« Je suis né en Belgique et je porte ses couleurs depuis les U15, donc je ne vois aucune raison de choisir le Congo. »
Trois ans plus tard, son nom figure sur la liste des Léopards pour la trêve internationale de novembre 2025.
Alors, que s’est-il passé ? Comment Desabre a-t-il pu renverser la tendance ?
1) Une approche humaine avant tout
Desabre n’est pas seulement un technicien, c’est un bâtisseur de confiance.
Depuis son arrivée à la tête de la RDC, il s’est distingué par sa capacité à écouter, dialoguer et donner une vision claire du projet national.
Selon plusieurs sources proches du staff, il privilégie les entretiens personnels avec les binationaux, loin de toute pression médiatique, pour leur expliquer :
- le projet sportif à long terme de la RDC ;
- la philosophie de jeu moderne qu’il met en place ;
- et surtout, le rôle concret que le joueur pourrait y jouer.
Stroeykens, jeune, talentueux et ambitieux, a probablement été sensible à cette approche directe et respectueuse.
2) Le projet Léopards séduit à nouveau
Sous Desabre, la RDC a retrouvé de la stabilité, de la discipline et des résultats.
Les récentes qualifications, le retour de grands noms (Chancel Mbemba, Gaël Kakuta, Fiston Mayele, etc.) et la dynamique collective ont redonné une image positive au football congolais.
Le message pour Stroeykens est simple : « Viens faire partie d’une génération qui écrit une nouvelle page de l’histoire. »
Ce sentiment d’appartenance et de valorisation joue beaucoup, surtout pour les jeunes binationaux souvent partagés entre deux identités.
3) Un choix de carrière réfléchi
Du côté de Stroeykens, le calcul peut aussi être sportif :
la Belgique regorge de talents offensifs (De Bruyne, Doku, Lukaku, Openda, Bakayoko, etc.).
La concurrence y est féroce, et la perspective de jouer rapidement en sélection A belge reste minime.
Avec la RDC, en revanche, Stroeykens a la possibilité :
- d’être titulaire très jeune ;
- de disputer une CAN, voire une Coupe du monde avec un rôle central ;
- et de devenir une figure clé d’un projet en pleine ascension.
4) Un discours tourné vers les racines
Desabre et la Fédération congolaise savent également utiliser l’argument identitaire, sans l’imposer.
Ils rappellent aux jeunes binationaux que représenter la RDC, c’est aussi rendre hommage à leurs origines, à leurs familles et à une nation qui croit en eux.
Le staff technique s’appuie d’ailleurs sur d’anciens internationaux (comme Mbemba ou Kakuta) pour partager leur expérience et évoquer le sentiment de fierté qui accompagne ce choix.
En résumé : la méthode Desabre
Pour convaincre un profil comme Mario Stroeykens, Sébastien Desabre mise sur :
- une relation personnelle et sincère ;
- un projet sportif clair et crédible ;
- une place valorisante dans l’équipe ;
- une ouverture identitaire et affective ;
- un environnement professionnel structuré, loin du chaos du passé.
Résultat : Mario Stroeykens, qui en 2022 ne « voyait aucune raison de choisir le Congo », en voit désormais plusieurs, très concrètes.
La Rédaction
Commentaires (0)