Kasaï : les commerçants de Kamonia menacent de suspendre leurs activités
Les commerçants de la commune rurale de Kamonia, chef-lieu du territoire de Tshikapa, dans la province du Kasaï, dénoncent la multiplication des taxes et prélèvements auxquels ils sont soumis. Face à cette situation, certains opérateurs économiques menacent de suspendre leurs activités, voire de quitter la région.
Le président des commerçants de Kamonia, Albert Kapena, affirme que plusieurs taxes communales sont régulièrement exigées aux opérateurs économiques. Il cite notamment la taxe d’étalage ou d’exposition des marchandises, l’autorisation d’ouverture de boutique, ainsi que les taxes liées à l’hygiène, à l’assainissement et au marché.
« Nous sommes fatigués de la multiplication des taxes exorbitantes actuellement constatées dans la commune rurale de Kamonia », a-t-il déclaré au micro de l’Agence congolaise de presse (ACP/Kasaï).
À ces prélèvements communaux s’ajoutent, selon les commerçants, différentes taxes provinciales perçues par la Direction générale des recettes du Kasaï (DGRKAS), notamment l’impôt sur le revenu locatif, la patente ou carte de commerçant, ainsi que la taxe relative à l’autorisation de transport des marchandises.
Les opérateurs économiques évoquent également les obligations fiscales relevant de l’État central et perçues par la Direction générale des impôts (DGI).
Face à cette situation, les commerçants appellent les autorités provinciales à engager une réflexion sur l’harmonisation de la fiscalité. Ils estiment qu’une meilleure coordination entre les différents services permettrait de limiter les chevauchements et de préserver les activités commerciales locales.
Ils mettent notamment en garde contre le risque de fermeture de plusieurs boutiques et d’un éventuel « exode commercial » si aucune solution n’est trouvée.
Les commerçants de Kamonia souhaitent ainsi l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes afin de clarifier les taxes légalement dues et de mettre fin, selon eux, aux prélèvements qu’ils jugent excessifs.
José Kapuku Mushilayi
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