Hommage à la rumba congolaise : une rue baptisée au nom de Papa Wemba à Anoumabo, dix ans après sa disparition
Une plaque commémorative marquant le baptême d’une rue au nom de Papa Wemba a été dévoilée vendredi à Anoumabo, village emblématique situé dans la commune de Marcory, au sud d’Abidjan.
Cette cérémonie d’hommage, organisée en mémoire de l’artiste congolais, s’inscrit dans le cadre de la commémoration du dixième anniversaire de son décès.
L’événement s’est tenu en face de l’église Harris d’Anoumabo, dans une atmosphère empreinte d’émotion et de recueillement. Autorités locales, habitants et acteurs culturels se sont réunis pour saluer la mémoire de celui qui demeure l’une des figures les plus influentes de la musique africaine.
La cérémonie était présidée par le maire de Marcory, Raoul Aby, qui a souligné l’importance de perpétuer l’héritage artistique et culturel laissé par le chanteur.
Au-delà de la reconnaissance symbolique, cette initiative illustre l’impact durable de Papa Wemba bien au-delà des frontières de la République démocratique du Congo, son pays d’origine. Considéré comme un pionnier de la rumba congolaise moderne et une icône du mouvement de la SAPE, l’artiste a marqué plusieurs générations à travers le continent et dans la diaspora.
Ce baptême de rue intervient également dans le cadre des activités préparatoires de la 18ᵉ édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA), événement culturel majeur qui se tient chaque année à Anoumabo. En associant le nom de Papa Wemba à ce quartier, berceau du festival, les organisateurs entendent inscrire durablement sa mémoire dans un lieu dédié à la création et à la célébration des musiques africaines.
Dix ans après sa disparition, Papa Wemba continue d’inspirer artistes et mélomanes.
À travers ce geste, la Côte d’Ivoire réaffirme son attachement à une figure dont l’œuvre et le style restent profondément ancrés dans le patrimoine culturel africain.
Robyzon Banza
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