Claudel Lubaya accuse Washington de fermer les yeux sur une possible dérive constitutionnelle ‎

 ‎L’opposant congolais Claudel André Lubaya est monté au créneau contre les accords en discussion entre la République démocratique du Congo et les États-Unis. ‎

‎Dans un communiqué officiel, le président de l’Union Démocratique Africaine (UDA) appelle Washington à « clarifier sa position » face à ce qu’il considère comme une menace contre la souveraineté et l’ordre constitutionnel congolais. ‎

Ancien député national et figure de l’opposition congolaise, Claudel Lubaya accuse l’administration américaine de privilégier des intérêts stratégiques et miniers au détriment des principes démocratiques en RDC. ‎ ‎

Selon lui, les discussions engagées avec le pouvoir de Félix Tshisekedi s’inscrivent dans un contexte politique sensible, marqué par les débats autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle : ‎

 ‎« Une relation avec le peuple congolais ou un soutien circonstanciel » ‎

‎Dans ce communiqué, Claudel Lubaya estime que les États-Unis sont face à un choix clair, notamment celui de construire une relation durable avec le peuple congolais ou de soutenir, de manière implicite, un pouvoir qu’il juge politiquement fragile et contesté. ‎ ‎

L’opposant dénonce particulièrement toute perspective d’accord minier qui pourrait être associée à une modification de la Constitution. À ses yeux, un tel scénario constituerait une atteinte grave à la souveraineté nationale et à l’État de droit. ‎ ‎

Le président de l’UDA critique également l’opacité qui entourerait les négociations entre Kinshasa et Washington. Il parle d’un « troc implicite » entre ressources minières et soutien politique, au détriment des intérêts du peuple congolais. ‎ ‎Selon Claudel Lubaya, l’administration américaine aurait négligé d’évaluer la « fiabilité politique » de son partenaire congolais avant de s’engager dans ce partenariat stratégique. ‎

‎Dans ce contexte au ton particulièrement ferme, Claudel Lubaya rappelle que la Constitution congolaise ne peut être subordonnée à des intérêts économiques ou diplomatiques. Il affirme qu’aucun accord international ne saurait justifier une remise en cause de la loi fondamentale. ‎ 

‎Le communiqué évoque même les dispositions constitutionnelles relatives à la haute trahison, estimant que toute instrumentalisation de la Constitution à des fins politiques exposerait ses auteurs à des poursuites. ‎

Par ce communiqué, l’opposant tente également d’alerter les partenaires internationaux de Kinshasa sur les risques politiques et institutionnels que pourraient entraîner certains accords stratégiques conclus dans le contexte actuel. ‎ 

Emmany Pat’son Will Muasua


Share this Post

Commentaires (0)

Laisser un commentaire