Affrontements FARDC-CRP à Djugu : plus de 105 000 civils en détresse réfugiés près de la base des UPDF

L'Union des associations culturelles pour le développement de l'Ituri (UNADI) tire la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire et sécuritaire jugée préoccupante à Bule, dans la chefferie des Bahema Badjere, en territoire de Djugu (Ituri).

À l'issue d'une mission sécuritaire effectuée dans cette entité avec l'appui de la MONUSCO, Michel Meta Wani, président de cette structure regroupant les vingt-et-une communautés de l'Ituri, a fait état de plus de cent cinq mille (105 000) personnes ayant trouvé refuge près de la base militaire de l'armée ougandaise (UPDF), à la suite des affrontements entre les FARDC et la milice CRP depuis le 05 décembre 2025. À l'en croire, ces déplacés vivent sans assistance humanitaire depuis plusieurs jours.

Par ailleurs, dans sa sortie médiatique, le président de l'UNADI déclare avoir constaté une crise de confiance et un manque de collaboration civilo-militaire à Bule. Il plaide pour un dialogue avec Thomas Lubanga, leader fondateur de la CRP, afin de pallier cette crise.

« Nous avons constaté que beaucoup d'habitants de Bule font confiance à l'UPDF, qui est une armée étrangère, tandis que d'autres font confiance à la CRP, qui est une force négative. Nous appelons le Chef de l'État à ouvrir un dialogue sincère avec Thomas Lubanga pour y remédier », a déclaré Michel Meta.

Grâce au renforcement de la présence de la MONUSCO et au retour de quelques chefs locaux, un retour progressif des populations s'observe sur place à Bule, alors que certains habitants, ayant vu leurs maisons détruites lors des combats, n'ont pas où s'abriter. Michel Meta appelle à l'ouverture d'un couloir humanitaire pour sauver des vies humaines en danger.

« Nous demandons aux FARDC et à la CRP de permettre un couloir humanitaire en faveur de plus de 105 000 personnes sans assistance à Bule », a-t-il déclaré.

Il convient de noter que 20 civils ont trouvé la mort lors des récents affrontements entre la CRP et les FARDC, et 21 personnes ont été blessées. Sur place à Bule, plus de 50 % des maisons des populations ont été incendiées et des biens commerciaux pillés, selon le dernier bilan livré par des sources locales.

Samuel Atido, depuis Bunia


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